Londres évoque "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz
La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a évoqué jeudi "l'urgente nécessité" de rouvrir le détroit d'Ormuz, en débutant une réunion virtuelle des représentants de "plus de 40 pays" prêts à se mobiliser pour sécuriser cette voie maritime stratégique.
"Nous avons aujourd'hui des ministres des Affaires étrangères et des représentants de plus de 40 pays réunis pour discuter du détroit d'Ormuz, des conséquences de sa fermeture, de l'urgente nécessité de rétablir la liberté de navigation pour le transport maritime international et de notre ferme détermination internationale à voir le détroit rouvrir", a déclaré la cheffe de la diplomatie britannique, qui préside cette réunion.
Annoncée la veille par le Premier ministre britannique Keir Starmer, elle est organisée alors que le président américain Donald Trump exhorte les pays dépendants du transport maritime dans le détroit à se mobiliser pour le débloquer.
"Allez au détroit, emparez-vous-en, protégez-le, servez-vous-en", a encore déclaré mercredi Donald Trump, qui reproche à nombre de pays alliés dans l'Otan de n'être pas venus en aide aux Etats-Unis depuis le début du conflit déclenché le 28 février par les frappes israélo-américaines sur l'Iran.
L'initiative autour de la sécurisation du détroit d'Ormuz a été lancée mi-mars par six pays - le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon.
Plusieurs d'entre eux ont toutefois souligné qu'aucune action ne pourrait être envisagée tant que le conflit se poursuit.
Depuis le début de la guerre, la quasi-paralysie par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale, ainsi que du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial.
Seuls quelques navires - essentiellement iraniens, émiratis, indiens, chinois et saoudiens - continuent de transiter quotidiennement par le détroit, l'Iran ayant affirmé qu'il restait fermé à ses "ennemis".
La réunion de jeudi sera suivie ultérieurement d'une autre au niveau des "planificateurs militaires" des mêmes pays "afin d'examiner comment nous pouvons mobiliser nos capacités et rendre le détroit accessible et sûr, une fois les combats terminés", a dit Keir Starmer mercredi.
P.Gallardo--HdM