Ligue des champions: le PSG tout en maîtrise prend l'avantage sur Liverpool
Le Paris SG a fait preuve d'une maîtrise impressionnante pour dominer Liverpool (2-0) mercredi au Parc des Princes en quart de finale aller de Ligue des champions, et a pris une option pour les demi-finales avant d'aller à Anfield.
La qualification n'est pas acquise, d'autant que les "Reds" seront revanchards mardi dans leur antre après leur élimination aux tirs aux buts contre le PSG la saison dernière en huitièmes de finale.
Mais la physionomie du match de mercredi laisse penser que Paris a toutes les cartes en main pour assurer l'essentiel. Car l'équipe entraînée par Luis Enrique a concassé des Liverpuldiens réduits la plupart du temps à courir après le ballon et tenter, parfois, une percée en contre-attaque.
Les circuits de passe parisiens ont été si précis et inspirés qu'ils ont donné le tournis aux hommes d'Arne Slot, qui sur leurs quelques occasions de relance ont souvent paniqué, en voyant l'adversaire le plus proche fondre sur lui.
A part une petite alerte physique pour Nuno Mendes, coupable par ailleurs de quelques maladresses, les Parisiens ont rappelé par leurs courses, leurs dribbles et leurs passes le niveau produit lors du printemps 2025, qui avait mené au titre continental.
Le but de Désiré Doué, qui après avoir dribblé s'est mis dans le sens du but avant de profiter, sur sa frappe, d'une déviation par Ryan Gravencherch (11e), était un peu chanceux mais aussi d'une logique implacable au vu du rapport de force.
Et il s'en est fallu de peu pour que l'homme du match lors de la finale 2025 n'enfonce lui-même le clou, servi par Nuno Mendes avant de buter sur Giorgi Mamardashvili, remplaçant d'Alisson Becker blessé.
- Euphorie et dépits -
Une ressortie de balle supersonique du PSG, à base de louches et de contrôles de la poitrine, a failli aussi déboucher sur un 2-0, mais Ousmane Dembélé a frappé trop mollement, provoquant une déception prodigieuse du public (42e). Un dépit plus grand encore sur sa frappe partie dans les étoiles (53e), alors que le Ballon d'Or était servi parfaitement aux six mètres. Dembélé touchera enfin le poteau, juste avant de sortir (87e).
Le Parc des Princes a néanmoins vécu l'une de ses plus belles soirées, euphorique de retrouver l'équipe qu'il a tant aimée la saison dernière, après quelques mois de mauvaise passe.
D'autant que Liverpool a prouvé après la pause qu'il était capable de beaucoup mieux que sa piteuse défaite de samedi contre Manchester City (4-0) en quart de finale de la Coupe d'Angleterre, montant en intensité dans les duels et au milieu de terrain.
Mais le meilleur milieu de terrain était celui du PSG, comme l'a encore prouvé une passe laser de Joao Neves, qui a cassé plusieurs lignes pour trouver Khvicha Kvaratskhelia en profondeur. Le Géorgien, déjà auteur de trois buts en huitièmes de finale, a joué avec la défense et le portier des Reds pour faire le break (2-0, 65e).
- Ne pas regretter -
Dans la foulée Paris pensait éteindre tout suspense en vue du retour à l'issue d'une nouvelle action de grande classe, avec des relais multiples à toute vitesse avant que Warren Zaïre-Emery se retrouve en position idéale pour tirer (70e). Mais le tacle d'Ibrahima Konaté, d'abord sanctionné d'un pénalty, s'est à l'assistance vidéo révélé exceptionnel de justesse. Le PSG ne devra pas non plus regretter, à l'issue de la double confrontation, un autre raté de Nuno Mendes, qui n'avait qu'à convertir à bout portant une nouvelle démonstration collective mais a préféré manquer son contrôle (90e).
A l'autre bout du terrain, la défense parisienne a empêché toute action des Reds de prospérer, malgré un Hugo Ekitike très volontaire pour son retour dans son ancien club, mais souvent chassé de près par Willian Pacho, redevenu impérial. Et Nuno Mendes n'a cette fois-ci pas eu à gérer Mohamed Salah, laissé sur le banc durant toute la rencontre, pour ce qui a ressemblé au crépuscule du Pharaon.
R.Parra--HdM