L1: entre déplacements et chocs, le PSG sous pression d'entrée
La tenue du match Rennes-PSG dimanche (20h45, 1re journée de Ligue 1) en Bretagne plutôt qu'au Parc des Princes corse un peu plus le début de saison des Parisiens à l'heure où ils peaufinent encore leur condition physique.
Hors des terrains, l'inversion de ce premier choc de la saison en championnat due à une pelouse rendue impraticable par les canicules n'arrange personne: ni le Stade rennais, contraint d'organiser en quelques jours la rencontre, ni le Paris SG, qui n'a, à ce stade, aucune certitude de pouvoir recevoir le match retour.
Mais elle pose surtout des problèmes au club de la capitale, contraint d'effectuer, déjà, son troisième déplacement en autant de rencontres après la Supercoupe d'Europe remportée à Salzbourg contre Aston Villa (2-1), puis le Trophée des champions perdu à Lens (1-0).
Le tout contre une formation rennaise sixième la saison dernière, qui ne s'est pas affaiblie à l'intersaison.
"Il faut s'adapter aux circonstances et au calendrier, commente avec fatalisme l'entraîneur Luis Enrique. J'aimerais avoir une autre option mais c'est comme ça. (...) On le prend comme un challenge: chercher à être performant, encore."
Après ce déplacement au Roazhon Park, le double champion d'Europe en aura un autre à Lille (troisième en 2025-2026) la semaine suivante, puis recevra Monaco.
Il y aura ensuite la première soirée européenne à négocier, et un déplacement à Brest, où il est souvent difficile de s'imposer, avant un autre au Vélodrome pour le premier Classique de la saison, lors de la cinquième journée. De quoi accueillir la trêve internationale qui suivra avec soulagement.
- Intégration des recrues -
Ce démarrage difficile doit en plus s'effectuer avec un effectif privé de son latéral gauche Nuno Mendes, suspendu trois matchs après son coup de coude au Lensois Michal Skoras lors du Trophée des champions, et globalement en rodage.
Luis Enrique a déjà mis en avant plusieurs fois la nécessité pour ses joueurs d'améliorer leur condition physique, en particulier pour ceux qui ont disputé la Coupe du monde cet été, rognant des vacances pourtant bien méritées au vu des saisons à rallonge auxquelles ils sont habitués.
Le but, pour le groupe parisien, est d'être en pleine possession de ses moyens au printemps prochain, lors des joutes européennes qui lui permettront ou non de réussir le triplé en Ligue des champions.
À ce travail physique s'ajoute l'intégration des nouvelles recrues Maghnes Akliouche, Lucas Digne, Ferran Torres et Mika Godts, qui doivent compenser les départs de Kang-in Lee, Randal Kolo Muani, Gonçalo Ramos et, peut-être, Bradley Barcola et Ibrahim Mbaye, en instance de départ.
Mais cela n'entame pas l'enthousiasme de Luis Enrique, persuadé que ces rotations vont encore faire gagner "en intensité" le club parisien. "Ce que j'ai vu cette semaine à l'entraînement améliorera beaucoup le niveau par rapport à l'année dernière, annonce-t-il. Il y aura des joueurs qui ne seront pas sur la feuille de match, et ce sera très injuste, mais ce sont les nouvelles conditions parce qu'on cherche à avoir un peu plus de possibilités parce qu'il y aura des blessures et les joueurs doivent les accepter."
Le signe que le Paris SG ne compte pas perdre son hégémonie nationale et européenne.
Q.Escribano--HdM